Un collage d’images Polaroid de fêtes prénatales en temps de COVID, incluant une fête sur Zoom, des mamans portant un couvre-visage et des boîtes de nourriture individuelles.
Un collage d’images Polaroid de fêtes prénatales en temps de COVID, incluant une fête sur Zoom, des mamans portant un couvre-visage et des boîtes de nourriture individuelles.

Une fête prénatale est un moment de rassemblement avec les amis et la famille dans le but de célébrer une nouvelle vie et d’aider les futurs parents à faire le plein d’articles indispensables pour leur nouveau-né. Pour de nombreuses femmes, cette fête est un rite de passage. Cependant, avec l’hiver et les restrictions de la COVID-19 qui changent constamment, il peut paraître impossible de planifier un événement qui réunit les gens en toute sécurité tout en préservant le côté festif.

Nous avons échangé avec cinq futures mères canadiennes à propos de leur fête prénatale célébrée dans la distanciation sociale et la façon dont elles ont pu s’amuser de façon sécuritaire malgré la « nouvelle normalité ».

« Je ne voulais pas organiser un grand événement qui risquait d’être annulé quelques jours avant la date prévue. »

Une photo Polaroid d’une femme enceinte et son partenaire assis et tenant un gâteau fait de couches pour bébé à l’occasion de leur fête prénatale en plein air. Image source: Vanessa Béland

La future maman : Vanessa Béland, @fleurmaison
La ville : Montréal, QC
Le plan : une fête prénatale virtuelle avec la présence physique de quelques invités

La modification des plans : « Au début, nous avions prévu un petit rassemblement avec quelques membres de la famille. Nous pensions inviter [10 personnes] un petit groupe et le faire de façon informelle. J’étais inquiète plusieurs fois car les règles entourant la COVID changeaient fréquemment. Je ne voulais pas organiser un grand événement qui risquait d’être annulé quelques jours avant la date prévue. Nous avons même dû réduire le groupe pour respecter de nouvelles restrictions. »

Le mode virtuel : « Parce que nous vivions un confinement [autrement dit, un état d’urgence] au moment de la fête prénatale, l’événement s’est surtout déroulé en ligne. Quatre personnes de ma famille sont venues mettre les décorations et elles ont tout organisé pour Zoom et les cadeaux. Faire une fête prénatale virtuelle était définitivement la meilleure option. Tout le monde est resté chez soi en sécurité et nous avons eu un plaisir fou. »

La remise des cadeaux : « Nous avons publié une liste de cadeaux en ligne. Les cadeaux ont été livrés chez un organisateur. Si la personne habitait tout près de chez nous, elle venait apporter le sien. Les organisateurs ont emballé les cadeaux au besoin et ont tout apporté chez nous le jour de l’événement. »

« Jusqu’à ce qu’ait lieu la fête prénatale en juillet à Ottawa, le port du masque demeurait un sujet controversé. »

Une photo Polaroid d’une femme enceinte près d’une table remplie de cadeaux lors d’une fête prénatale à l’extérieur. Image source: Alex McKay

La future maman : Alex McKay, @alexgmckay
Les villes : Toronto et Ottawa, ON
Le plan : deux petites fêtes prénatales

La liste des invités : « J’ai finalement eu deux fêtes prénatales – une à Ottawa à la fin juillet et une autre à Toronto à la mi-août. COVID ou pas, j’aurais probablement fait la même chose car cela donnait aux invités l’occasion de célébrer sans se déplacer à l’extérieur de leur région. Toutefois, la liste des invités d’Ottawa est passée de 20 à 7 car plusieurs invités venaient de Montréal et cette région connaissait une augmentation des cas au moment de l’événement. »

Le port du masque : « Jusqu’à ce qu’ait lieu la fête prénatale à la fin juillet à Ottawa, les masques demeuraient un sujet controversé et ils n’étaient pas encore obligatoires dans les magasins et lieux publics. Les gens discutaient de ce qui les mettait à l’aise. Certains membres de la famille soutenaient le port du masque à l’approche de l’événement à Ottawa tandis que d’autres n’en voulaient pas. Nous nous sommes entendus et avons établi des limites après avoir beaucoup parlé entre nous. »

Le beau côté : « Le fait qu’il y avait un petit groupe pour la fête prénatale d’Ottawa a fait que cela était vraiment intime. J’ai pu parler à toutes les personnes présentes de façon sécuritaire. Nous avons tous eu l’occasion de parler ouvertement de ce que nous ressentions face à la situation mondiale du moment. Dans l’ensemble, il était rassurant de voir que les gens avaient le même niveau de confort et respectaient les besoins et demandes de chacun. »

« J’étais inquiète à l’idée qu’une fête prénatale virtuelle serait un peu étrange. Ma plus grande crainte était d’avoir la caméra braquée uniquement sur moi. »

Une photo Polaroid d’une femme enceinte et son mari assis sur le plancher de cuisine lors d’une fête prénatale virtuelle, avec du vin et du fromage. Image source: Mystique Mattai

La future maman : Mystique Mattai, @chefsouschef
La ville : Toronto, ON
Le plan : une fête prénatale virtuelle

La livraison de la nourriture : « Nous avons livré les boîtes avant la fête prénatale. C’était la meilleure chose à faire car nous avons pu voir nos invités et prendre le temps de bavarder. »

Le choix d’une activité : « Pour la fête prénatale, nous avons décidé de créer des plateaux de fromages individuels avec vins appareillés. Nous avons trouvé que cela avait beaucoup aidé à briser la glace avec les invités, procurant une expérience amusante. C’était aussi une chose interactive à faire ensemble. Mon beau-frère étant sommelier et fromager, il nous a naturellement aidés avec les accords. »

Le mode virtuel : « J’étais inquiète à l’idée qu’une fête prénatale virtuelle serait un peu étrange. Ma plus grande crainte était d’avoir la caméra braquée uniquement sur moi et que tout le monde veuille voir mon ventre et savoir comment je me sens. Nous avons donc décidé de le faire virtuellement mais d’une façon à ce que l’attention ne soit pas uniquement tournée vers moi. »

L’événement en soirée : « Nous avons tenu l’événement un vendredi soir pour que les gens puissent continuer de profiter [du vin et du fromage] après même s’ils ne restaient pas en ligne longtemps. »

« Nous avons invité les gens en leur demandant de venir en ligne à tour de rôle pour éviter d’être trop nombreux en même temps. »

Une photo Polaroid de deux femmes avec masques, l’une avec un nouveau-né dans les bras et l’autre un chien, lors d’une fête prénatale avec distanciation sociale. Image source: Tessa Weir

La future maman : Tessa Weir
La ville : Edmonton, AB
Le plan : une fête prénatale en plein air avec invités à tour de rôle et distanciation sociale

Des invités à tour de rôle : « La fête prénatale a eu lieu chez ma sœur parce que sa cour est grande. Il y avait donc des places assises dans différents endroits. Nous avons invité les gens à venir à tour de rôle pour qu’il n’y ait pas trop de monde en même temps. Les gens sont arrivés par étapes, en trois groupes différents, pour un total de 30 personnes. »

Les mesures de précaution liées à la COVID : « À l’entrée, il y avait du désinfectant pour les mains et des masques à enfiler. Tous les aliments étaient dans des emballages individuels – des boîtes de charcuterie et des petits gâteaux pour tout le monde. Tout a été très facile car il n’y avait pas de nettoyage à faire. »

La distanciation : « Je l’ai organisée [cette fête] après la naissance de ma fille et elle était donc avec moi. Personne ne l’a prise dans ses bras et je n’ai donné de câlin à personne. Outre le fait que les gens ne se rapprochaient pas, c’est le genre de fête que je désirais tout de même. »

« Je ne voulais pas que quiconque se sente obligé ou mal à l’aise. »

Une photo Polaroid d’une femme enceinte debout près d’une table remplie de plats pour sa fête prénatale en plein air. Image source: Erica Cupido

La future maman : Erica Cupido, @ericacupido
La ville : Toronto, ON
Le plan : trois petites fêtes prénatales

La préparation d’une liste d’invités : « Ma famille a décidé de diviser les invités en petits groupes plutôt que de prévoir un grand groupe et de devoir changer nos plans à la dernière minute. Ma belle-mère a pris en charge une fête prénatale et ma mère en a organisé deux : une avec la famille et une avec mes amies. »

Les coûts supplémentaires et le temps : « Cela représentait plus de dépenses et de coordination pour ma mère et ma belle-mère. Il a fallu plus de réflexion pour des éléments de base comme la nourriture, l’installation et les places assises. Pour respecter les plus récentes recommandations du gouvernement et des responsables de la santé publique, nous devions être en mesure de modifier nos plans à tout moment. »

La nervosité avant l’événement : « J’étais un peu nerveuse car par moments, nous avions l’impression que les recommandations changeaient constamment. Je ne voulais pas que quiconque se sente obligé ou mal à l’aise. Je désirais simplement que tout le monde ait la chance de se relaxer et d’échanger ensemble. J’ai eu beaucoup de chance car j’avais l’espace pour tenir plusieurs événements et les membres de ma famille souhaitaient rendre tout cela possible. »